Bruce McEwen, 16ème lauréat du prix Régulations Endocrines de la Fondation IPSEN

Bruce McEwen, 16ème lauréat du prix Régulations Endocrines de la Fondation IPSEN

21 mai 2017

Bruce McEwen, 16ème lauréat du prix Régulations Endocrines de la Fondation IPSEN

Le prix de la Fondation IPSEN consacré aux Régulations Endocrines a été décerné à l’occasion de l’ECE (Congrès Européen d’Endocrinologie) le mardi 23 mai 2017. Le jury international, présidé par le Pr. Iain Robinson (National Institute for Medical Research, Londres, Royaume-Uni), a désigné comme lauréat, Bruce McEwen, pour ses travaux pionniers sur les glucocorticoïdes, le stress et la dégénérescence neuronale.

 

Créé en 2002, le prix Régulations Endocrines de la Fondation IPSEN récompense des spécialistes de renom qui ont fait de remarquables découvertes ou apporté des avancées majeures dans le domaine. Lors de sa conférence qui a fait suite à la remise de son prix, Bruce McEwen a discuté du rôle des hormones stéroïdes produites par le cerveau dans la régulation de nombreuses fonctions cérébrales. Ce travail a permis d’élargir la définition de « neuroendocrinologie » en incluant les voies de signalisations hormonales et neuronales dans la communication entre le cerveau et les tissus périphériques.

Le cerveau est l’organe central du stress et de la réponse au stress, puisqu’il module la réponse comportementale et physiologique face à un élément stressant. Le cerveau adulte et en développement possède une remarquable plasticité structurale et fonctionnelle en réponse au stress. Ceci inclue le remplacement de neurones, le remodelage dendritique et le renouvellement des synapses. Le stress cause un déséquilibre des circuits neuronaux qui modulent les fonctions cognitives, la prise de décisions, l’anxiété et l’humeur. Ce déséquilibre affecte, en retour, les organes périphériques via des processus neuroendocrines, immunitaires, métaboliques ou des voies autonomes. A court-terme, comme pour la vigilance et l’anxiété qui augmente dans un environnement stressant, ces changements peuvent être adaptatifs. Cependant, si le danger passe mais que l’état comportemental et les changements neuronaux persistent, cette mauvaise adaptation doit être traitée, notamment par une combinaison de thérapies pharmacologiques et comportementales, comme dans le cas d’une anxiété chronique ou d’une dépression.

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